Poulet fermier comme un bon coq au vin

1-2La recette que vous poste aujourd’hui est prête depuis bien avant Noël, je voulais vous la proposer comme idée pour réveillonner à petit prix (ou du moins, à prix raisonnable car le poulet fermier est beaucoup plus abordable que les dindes, chapons, oies et autres grosses bêbêtes de Noël), mais le temps a passé bien vite… Qu’à cela ne tienne, vous pourrez toujours la faire un de ces prochains dimanches n’est-ce pas ? 

Cette recette, je l’aime particulièrement, car c’est vraiment de la bonne cuisine conviviale et réconfortante, dans l’esprit de ce que concoctaient nos grands-mères avec tant d’amour et de précision… Ah, ces petits plats de gourmets, qui rameutent tout le quartier rien que par leurs effluves de cuisson dès 11 du matin, qui enveloppent nos papilles de sauces veloutées ou de saveurs délicates, évoquant à la fois les petits bouchons lyonnais, l’ambiance des bonnes brasseries parisiennes ou des dimanches à la campagne chez nos grands-parents… Voilà des valeurs sûres, parfois même compatibles avec une alimentation saine et équilibrée contrairement à certaines idées reçues qui tendraient à nous faire croire que manger bio, c’est manger des salades de quinoa germé à tout bout de champ (bien sûr que c’est un raccourci un peu facile, mais il n’est pas de moi… il est de l’état d’esprit ambiant. )

Coq au vin, pot-au-feu, poule au pot, bœuf bourguignons, savez-vous pourquoi on ne trouve pas plus souvent de ces bons petits plats sur les blogs (mêmes « non bio ») alors que tout le monde en raffole ? Parce qu’à photographier, c’est plus qu’un défi, c’est un varitable bizutage… Allez donc rendre photogénique un truc marronâtre baignant dans une sauce marronâtre avec des petits morceaux marronâtres qui surnagent. Arg. J’avais d’ailleurs complètement loupé la première série de photos coq-au-vinesques réalisées pour Noël, d’où mon peu d’enthousiasme, il faut bien être honnête, à les poster 😉  Et bien ce coq au vin, je lui ai dit ce matin, toi mon coco, je vais te mater, pas question de me faire le coup du marronisme ! Et ça a dû lui faire peur, mon air décidé, parce qu’il s’est laissé plutôt bien dompter… 😉 Enfin, quoi, j’allais tout de même pas me laisser enquiquiner par un coq au vin !

Bref, pour revenir à cette recette, vous allez me demander pourquoi un « poulet façon coq au vin » plutôt qu’un « vrai » coq au vin. Je vous répondrais, bandes de petits malins, allez donc acheter un coq fermier on en reparlera (dans 2 ans, quand vous reviendrez…). Et après, quand vous aurez ENFIN dégotté votre bestiole de 4kg, vous repartirez acheter LA casserole adéquate. Et après ? Après je vous laisserai gérer la cuisson de cette vieille carne, musclée par plusieurs années passées à gambader après les poules, qui vous aura coûté les yeux de la tête, et tout ça pour ressembler au final à du caoutchouc filandreux, certes très savoureux, mais à ne surtout pas servir à pépé Jules, histoire de préserver son dentier. (Je vous dit tout ça parce que mon pauvre mari a battu la campagne à ma demande il y a quelques mois pour trouver un vrai coq prêt à cuire, il l’a trouvé – mais ça c’est parce qu’il est scout et que même si je lui demandais de ramener du gigot de dahu il en trouverait-, il n’est pas rentré dans mon faitout –le coq bien sûr, pas le mari scout- et au final on a mangé, après 4 heures de cuisson, un truc qui devait évoquait la succulente texture d’un vieux bison culturiste. Pour une réussite, c’était une réussite. À 40 euros la bestiole, je ne suis pas prête de recommencer. La sauce était néanmoins très bonne. Elle avait juste un petit goût de trop peu, vu qu’il en fallait beaucoup, de la sauce, pour faire glisser le long de l’œsophage les morceaux de coq.)

Bref, je me suis dit que c’était une recette à tester avec un bon poulet fermier… Essai transformé, le résultat est fabuleux ! Je l’ai même fait cuire à basse température avec mon faitout Ecovitam dont je vous ai déjà parlé, et là c’est fondant, savoureux, humm, en écrivant j’en ai encore l’eau à la bouche (quelle vilaine, je sors juste de table…)

Alors, ça vous tente ? Vous ne le regretterez pas ! Méfiez-vous juste d’une chose : votre patience sera mise à rude épreuve, car si vous commencez la cuisson la veille au soir (comme je vous le conseille) il vous faudra renvoyer 4 ou 5 fois la tribu dans ses 22 mètres (Non non, c’est pas pour ce soir, c’est pour demain, je sais, ça sent bon, mais ce soir c’est salade d’endives… Veux-tu bien reposer ce couvercle tout de suite !!! Non, on ne peut pas non plus goûter la sauce, même un tout petit peu… Je sais Papa l’a fait tout à l’heure quand je regardais pas, mais c’est Papa, alors repose ce bout de pain et lâche ce couvercle… Comment ça tu meurs de faim ? Reprends des endives et des coquillettes…)

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Ingrédients pour 4 à 6 personnes
Préparation : 20 min
Cuisson : 1H30 environ
Si possible à préparer la veille, ce sera encore bien plus savoureux

Un poulet fermier
6 carottes
6 échalotes
4 cuil à soupe d’huile d’olive
100g de jambon cru
35g de cèpes séchés
50cl de bon vin rouge (pas forcément du Château Margot ou du Petrus, mais quelque chose de sympa quand même. Un Cahors, ou un Corbières bio seraient parfaits)
2 cuil à soupe de Cognac ou d’Armagnac (ou une bonne gnôle artisanale, un bon marc, quelque chose dans le genre. J’ai dit « bon » alors reposez-moi tout de suite cette bouteille d’alcool de pharmacie malheureux !)
1 cuil à soupe de vinaigre de vin vieux
3 à 4 feuilles de laurier
5 gousses d’ail
Sel, poivre du moulin

La veille, couper le poulet en morceaux (ou le faire faire par un gentil boucher, ou un gentil mari parce que c’est le plus gavant dans cette recette). Enlever le maximum de peau pour que la recette soit plus légère, mais aussi pour que la chair du poulet s’imprègne mieux de la sauce durant la cuisson.

Émincer les échalotes, et les faire blondir dans l’huile d’olive avec le jambon cru coupé en lanières. Ajouter les morceaux de poulet, tous les autres ingrédients de la recette (ne saler que très prudemment, à cause du jambon cru).

Avec le faitout Ecovitam, la cuisson sera très simple : dès que la température arrive dans la zone verte, compter 1H de cuisson sur le plus petit feu possible puis laisser refroidir tel quel, hors du feu, jusqu’au lendemain sans soulever le couvercle. La cuisson se terminera toute seule, et votre poulet sera d’une tendreté incomparable. À la cocotte de fonte, il faudra compter 1H15 à 1H30 de cuisson, en surveillant bien et en mélangeant de temps pour que le fond n’accroche pas (avec le faitout Ecovitam ça n’accroche jamais).

Le lendemain, soulever le couvercle (ahhhhh enfin !), et réchauffer le plat une vingtaine de minutes sans couvercle pour faire réduire la sauce.

Servez avec par exemple un bon riz basmati complet (je radote, mais pour moi rien ne vaut le basmati complet à IG bas de la compagnie Autour du Riz – et je ne suis pas « payée » pour leur faire de pub c’est juste un coup de cœur absolu…).

PS : On peut aussi faire revenir les carottes à part (pour une cuisson « al dente » qui préserve leur belle couleur et évite à l’indice glycémique de s’envoler) et ne les ajouter qu’en fin de cuisson dans le plat.

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 Le « plus » nutritionnel…

J’avais abandonné depuis longtemps ce petit encart dans mes recettes, mais je crois que je vais le réinstaurer pour aider certains d’entre vous à mieux s’y retrouver dans leur démarche vers une alimentation plus saine.

–       Dans ce « coq au vin » revisité, on a enlevé la peau de poulet, qui est très grasse… c’est donc un plat tout à fait maigre, ce qui ne l’empêche pas d’être très gastronomique car une recette n’a pas besoin de baigner littéralement dans la graisse pour être gourmande 😉

–       Le vin rouge a perdu en cuisant tout son alcool, mais a conservé ses tanins aux propriétés antioxydantes.

–       Tous les autres ingrédients de la recette sont parfaitement sains, et peuvent même être comptés parmi les plantes médicinales : ail, échalotes, laurier, thym… même les carottes, qui ont un IG un peu élevé, ne sont pas « catastrophiques » consommées en quantité raisonnable car leur CG reste correcte. Vous pourrez de toute façon les laisser à quelqu’un d’autre, mais mettez les tout de même dans la sauce, elles y apporteront un délicieux parfum.

–       Ce plat convient à 6 portions raisonnables, à accompagner de bon riz complet (voir plus haut), et d’une petite salade pour un plat unique parfaitement équilibré.

 

… Et voilà comment on fait de la cuisine bio sans devenir forcément un ascète crudivore et végétalien (« héroïsme » que je respecte, mais qui ne m’attire pas du tout…)

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  1. C’est parfumé, effectivement, le parfum embaume la maison. Je l’ai cuit dans mon faitout triple fond (marque Cristel française) j’ai laissé 90 mn car n’ayant pas de thermostat sur le couvercle, je devine plus la température. Mais, c’est le même principe.
    C’est délicieux même si je préfère les desserts au cointreau, avec le champagne ce sont mes alcools préférés. Mais, c’est très personnel.
    Merci Marie et belle journée.

  2. Hello !

    Quelle bonne idée les volailles dans le faitout Ecovitam, justement, j’ai eu la même ! lol ! Et du coup je l’ai offert à ma soeur pour Noël – le faitout, pas la volaille – vu qu’il lui fallait une cocotte, et la Staub en fonte, faut la laver à la main, donc je savais qu’elle ferait la tête, bon après pour faire du pain, ça ne marchera sûrement pas, car 240°C, ça abîmerait la bakélite, mais pour tout le reste, oui :-D. Comment ça, je ne suis pas claire ?
    Et au fait, quand as-tu tourné la vidéo pour Ecovitam ?! C’est tout récent, non ? J’adore ton piano de cuisson 😉

    Et sinon, une dinde dans mon énorme wok en inox Lagostina fond 5 couches, ça le fera, tu crois ? J’aimerais bien manger autre chose que du boeuf et du poulet – ils ne connaissent pas le veau ici…. soupir – , mais la dinde, c’est vite sec. Moi, je suis gourmette, tu vois, j’aime les viandes fondantes et goûteuses…. pas la semelle de botte qui coince dans l’oesophage 🙂
    J’aimerais bien tenter une cuisson basse température, et je n’ai pas de cocotte assez grande ( la plus petite dinde fait 6 kg).
    J’ai un doute vu que le wok inox ne chauffe vraiment qu’au centre.

    Bref sinon moi non plus je ne raffole pas de la coriandre fraîche, et j’adore l’amande amère 🙂 .
    C’est dans nos gènes d’Auvergnates, tu crois ? 🙂

    1. Oui, ça doit être ça : c’est terrible, les gènes auvergnats 😉
      (Hier j’ai fait du pounti, tu connais ? ;))
      Bon, par contre pour ta dinde de 6kg je ne vois pas trop… à part la faire cuire au four, sur une lèchefrite, en l’arrosant bien (et en se cramant les sourcils ;))
      Quelle idée aussi de faire des dindes aussi grosses !
      Mais je suis sûre que tu vas t’en sortir : tu n’en est plus à un défi prêt 😉
      Je t’embrasse,
      Marie

      1. Attends attends, c’est une terrine sucrée/salée non ? Porc pruneaux ?
        Jamais essayé !!! Le sucré/salé, c’est pas trop mon truc, mais si toi qui n’aimes pas ça non plus, tu aimes le Pounti, alors je me dois d’essayer 🙂
        Surtout que porc et pruneaux, CA, je trouve, ici ! LOL !

        Tu as une recette fétiche ? Sinon j’en trouverai sûrement une sur le net qui soit bien notée.

        La dinde c’est bien ce que je craignais. Et 6 kg, c’est l’extra small….. sinon c’est 9 kg ou 12 kg ! Et elles sont sensées être bio…. Eh bien, moi qui viens de la campagne, j’ai un doute sur la façon dont on les nourrit, ces pauvres bêtes  » bio »…..
        (Dinde au four, non merci, je passe mon tour lol…. 😉 )

        Je vais continuer à chercher un rôti de dinde. En cuisson à 80°c, avec du lard fumé et des champignons, ça ne m’a jamais, jamais déçue. Je vais bien finir par trouver 😀

        Grosses bises

        PS : pire que terribles, les gènes auvergnats, même en vivant dans une autre région, ou même à l’étranger, jamais ils ne s’atténuent, ce sont les autres qui se greffent dessus… ou pas 🙂

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